Comme les Mc Donald de part le monde
(credo warholien), les musées navals se ressemblent et l’on
y trouvera toujours ce qu’on y vient chercher : Les modèles
de voiliers, les rouleaux de cartes, les volumes indispensables à
la navigation, les non moins nécessaires appareils de mesures,
l’art du nœud marin, etc. René visitait plus volontiers
les seconds. S’embarqua par la cale dans cette caraque dont l’aspect
solide comme le béton dont elle était faite, rassurait,
même si l’original fit naufrage. Du château avant,
la mer visible, au bout de l‘avenue. Cap à l’est
l’Afrique, les Indes à l’ouest. Il ne manquait que
les deux sœurs, la Pinta, la Niña. Accrochée au dessus
d’une barre, entre deux avirons, une figure de proue tenait une
rose en main. René sortit. Non pour virer au couchant, mais retrouver
Camille, dont la peau imitait, effet de mimitisme, par prendre la couleur
du sable noir de la Baya del Mar. René pesait, repesait tout
cela, comme il soufflait sur le billet qui tournait sur lui-même,
avec un coup le vent arrière, un coup de bout. Fit un geste du
doigt pour recommander un café. Hierro (21e mn), Adepoju (25e
mn), Raul (47e mn), Lawal (73e mn, ballon détourné par
Zubizarreta le gardien esp.), Oliseh (78 mn, une patate en demi-volée
de 30 mètres). L’Espagne disparaissait des écrans,
Tabarly du Pen Duick. |