Camille nomma, dans un mélange d’ironie et de fascination, „âge de la pierre“ la période où Lucien alourdissait ses poches de ce matériau. Il en déposait régulièrement un specimen sur son bureau, la table du salon, celle de la cuisine. La taille variait, les couleurs, la surface. Tantôt rugueuse, tantôt lisse. Il la balayait du regard, s’enfonçait dans les creux, rebondissait sur les bosses. Ressemblait à un lettré chinois en quête de repos, de félicité minérale. Ou à un alpiniste ambitieux à la recherche d’une nouvelle route, étudiait une parois qui porterait son nom ou lui romprait les os.