C’était autre chose alors, les noms, les objets, les lieux, la terre. Ainsi cette pincée ramenée par Mireille. Non pour une question de relation mystérieuse mais en rappel de son inaptitude à cerner et partager verbalement un phénomène qu’elle avait entrevu, dont elle avait eu l’intuition plutôt, lors de leurs marches tropicales et péripatéticiennes à même de rasséréner un temps l’esprit autant que le corps sans que soit gagnée la partie.
- Certes, la chaleur, concéda-t-elle, avec son taux d’humidité élevé, peut avoir faussée cette impression.
- Ce ne serait pas la première fois que le corps, autant que l’esprit, se laissent abuser par un tour de passe-passe climatique, ou en ce qui me concerne, parasite, remarqua Camille.
- C’est vrai, intervint René qui ne suivait la conversation que d’une oreille, et si le vin qui nous régale tant ici nous semble un poison dans les parages de l’équateur, la terre qui borde ce dernier agit en sens inverse dès lors qu’on s’en éloigne.
- ???????
- La fascination qu’exerce une terre située à 0 degré de lattitude augmente au fur et à mesure que l’on se dirige vers ses 47 degrés habituels.