Camille répétait que le seul endroit indiqué pour ce bout de bois était la poubelle. Autant pisser dans un violon, si violon il y avait eu, ce qui n’était pas le cas. Absence qui ne gênait pas René, puisqu’il lui suffisait, affirmait-il, de la regarder pour reconstituer mentalement l’instrument et entendre les sonates et partitas de Bach, avec les quatuors de Schönberg en sup. Si tel était le cas, pourquoi conservait-il disques et cédés à ne plus savoir où les ranger? Il ne fallait pas confondre l‘audition où l’oreille accueilllaient les vibrations émises par une enceinte, bonne pour l’amateur lambda et l‘audition purement intellectuelle seule digne du véritable mélomane. Se foutait-il d’elle? René laissait glisser un archet invisible au-dessus de son bras recourbé. Et en plus tu joues faux...