Malgré l’éloignement
que seul un microscope pouvait réduire, Camille se repréntait
sans mal le billard des bactéries, microbes, dioxydes, déchets,
globules rouges et globules blancs, se jouant sur la goutte de sang, séchée
certes, mais ne l’empêchant pas de répéter à
voix basse, “la vie s’écoule, la vie s’écoule”,
et tourner lentement les molettes de mise au point jusqu’à
ce la surface de la goutte et celle de l’oculaire imaginaire ne
soit plus qu’une, fond d’un évier par l’orifice
d’évacuation duquel en douche la vie, par la vie contaminée,
s’écoulait. |