- Cela te prend, te dis-je, au coin de la rue, sans... sens interdit, tabou.
- Tabouret?
- Tabou tout court. Les choses apparaissent toujours comme elles sont, elles ne changent pas. Tu comprends? Nous ne savons pas les voir, c’est tout. Il suffirait pourtant d’y regarder une plutôt que deux fois, en remettant la mise on améliore pas forcément le résultat, on n’y voit pas plus clair, plus perspicace, droit au but, centre et tir tu parles.
- C’est surtout toi qui parle.
- Un coup c’est moi, un coup c’est toi. Tu parles, je parle, tu ne parles plus, je me tais. Mutisme décousu, débraillé
- Discours fleuve aphone?
- On paradoxe, on pigouille, sans queue ni tête, et penche comme jonc sous le vent. Et fnit par s’affaler, s’avachir sous le poids de ce dit. Jeux de quilles, dominos, effets de vague, onde de choc emportant tout, nous, habitué pourtant au vacarme produit pas la caisse de résonnance de notre vide.
- Certes, mais ton câble, là?
- C’est ce que je te dis depuis le début, tu tiens ça dans la main, et au coin de la rue...