C’était autre chose alors. Les noms, l’espace, les lieux, les mots. Ceux prononcés par Mireille en échange de d‘une pincée de sable, d’éclats de coquillages, à voie basse, par marée haute, avec à ses pieds bousculée, ballottée par les vagues cette sphère organique blanche nacrée d’où partaient des filaments non des ligaments, muscles plutôt, droits, obliques, internes, externes, œil de bœuf ou de baleine, pincée dont elle prélevait plus tard un grain, une esquille, pour le jeter dans une sauce, réduire la quantité recueillie, décompter et augmenter la distance la séparant de ses mots, ces lieux, cet espace, ces noms, alors bien différents.